ROYAUME DU MAROC

MINISTÈRE DE L'ÉDUCATION NATIONALE




RAPPORT DU JURY DU CONCOURS DE
L'AGRÉGATION D'ÉCONOMIE ET GESTION



OPTIONS :
ÉCONOMIE ET GESTION COMPTABLE ET FINANCIÈRE
ÉCONOMIE ET GESTION COMMERCIALE




SESSION  2008







Rapport présenté par Monsieur Lahcen OULHAJ

Professeur de l'enseignement supérieur à l'Université Mohamed V - RABAT


Président du jury









« LES RAPPORTS DES JURYS DE CONCOURS SONT ÉTABLIS SOUS LA RESPONSABILITÉ DES PRÉSIDENTS DE JURY »









SOMMAIRE


Composition du jury
Statistiques générales sur le concours
Observations générales sur le concours


ÉPREUVES ÉCRITES D'ADMISSIBILITÉ
Épreuve écrite "Économie générale"
Épreuve écrite "Économie et organisation des entreprises"
Étude de cas "Gestion comptable et financière
Étude de cas "Gestion commerciale"


ÉPREUVES ORALES D'ADMISSION
Épreuve orale "Thème économique, juridique et social"
Épreuve orale "Étude d'un problème pratique de gestion"
Épreuve orale "Leçon de gestion comptable et financière"
Épreuve orale "Leçon de gestion commerciale"






  
COMPOSITION DU JURY
(par ordre alphabétique)



Monsieur Mohamed ABOUCH
Professeur de l'enseignement supérieur
Université Mohamed V - Agdal RABAT - Maroc

Monsieur Abdellah AMALLAH
Professeur de l'enseignement supérieur
ISCAE - CASABLANCA - Maroc

Monsieur Hassan AZOUAOUI
Professeur agrégé d'économie et gestion
Lycée Omar Alkhayyam - RABAT - Maroc

Monsieur Abdelkhalek BENZEKRI,
Professeur de l'enseignement supérieur
Faculté des sciences de l'éducation de RABAT - Maroc

Monsieur Brahim FOUGUIG
Professeur de l'enseignement supérieur
Faculté des sciences juridiques, économiques et sociales de FÈS

Monsieur Alain HENRIET
Inspecteur général
Ministère de l'éducation nationale - PARIS
Vice-président du jury

Madame Afifa HAKAM
Professeur de l'enseignement supérieur
Université Mohamed V - Agdal de RABAT

Monsieur Jean-Luc KOEHL
Professeur agrégé d'économie et gestion
Lycée Cassin de STRASBOURG

Madame Anissa LEHADIRI
Professeur de l'enseignement supérieur
Université Mohamed V - Agdal de RABAT

Monsieur Youssef MANDLI
Professeur agrégé d'économie et gestion
Lycée Alkhansa de CASABLANCA

Monsieur Antoine NAVARRO
Professeur de chaire supérieure
Lycée Ozenne de TOULOUSE

Monsieur Lahcen OULHAJ
Professeur de l'enseignement supérieur
Université Mohamed V - Agdal de RABAT
Président du jury

Madame Nicole PELLEGRIN
Maître de conférences en sciences de gestion
Université de Paris-est  - MARNE LA  VALLÉE

Madame Bouchra SAMIR
Professeur agrégée d'économie et gestion
Lycée Omar Alkhayyam de RABAT







  
STATISTIQUES RELATIVES AUX SESSIONS DU CONCOURS DEPUIS SON ORIGINE



SESSIONS
2002
2003
2004
2005 **
2006
2007
2008
Nombre de postes mis au concours
16
18
9
40
18
36
32
Inscrits (ENSET + ex-ENSET + Libres)*
32 (22 + 0 + 10)
53 (12 + 5 + 36)
16 (11 + 5 + 0)
49 (29 + 2 + 18)
55 (13 +10 +22 )
71 (36 +12 +23 )
87 (32+23+32)
Présents à l'ensemble des épreuves
26
28
13
43
37
60
73
Moyenne des candidats présents à l'écrit
10,06
7,87
8,79
7,85
6,21
6,64
6,27
Moyenne des candidats ENSET
10,94
10,26
8,89
9,59
8,79
9,19
n.c.
Admissibles (ENSET + ex-ENSET + Libres)
23 (22 + 0 + 1)
19 (10 + 5 + 4)
12 (9 + 3 + 0)
26 (24 + 2 + 0)
13 (7+6 +0 )
21 (17+3+1)
25 (18+7+0)
Barre admissibilité
9,00
9,43
8,50
8,25
8,07
8,21
8,07
Rapport admissibles/présents à l'écrit
88,46%
67,86%
92,31%
60,47%
35,14%
35,00%
34,25%
Taux d'admissibles ENSET
100,00%
75,00%
81,82%
82,76%
53,84%
47,20%
56%
Moyenne des candidats admissibles
10,96
11,25
9,60
9,69
9,54
9,05
9,4
Meilleure moyenne à l'admissibilité
15,64
15,60
11,29
11,79
12,64
11,07
12,07
Admis (ENSET + ex-ENSET + Libres)*
16 (16 + 0 + 0)
14 (9 + 4 + 1)
9 (7 + 2 + 0)
19 (19 + 0 + 0)
8 (4+4+0)
13 (10+2+1)
13 (9+4+0)
Barre d'admission
10,00
9,18
9,79
9,11
9,14
9,18
9,64
Rapport admis/présents à l'écrit
72,73%
50,00%
69,23%
44,19%
21,62%
21,67%
17,81%
Taux d'admis ENSET
72,73%
75,00%
77,78%
65,52%
30,77%
27,70%
28,13%
Moyenne des candidats admis
11,69
10,21
10,41
10,64
10,91
10,09
10,86
Meilleure moyenne à l'admission
14,89
12,11
12,29
13,75
13,22
12,11
12,80
Légende :
* Respectivement nombre total candidats ('ENSET + ex-ENSET + candidats libres)
** A partir de la session 2005, l'effectif comporte des candidats issus des classes préparatoires (+ 3 ans de CPA)








      
OBSERVATIONS GÉNÉRALES SUR LE CONCOURS


La session 2008 constitue la septième édition du concours de l'agrégation d'économie et gestion. À bien des égards, elle est révélatrice des forces et des faiblesses d'un concours qui reste l'un des plus récents dans le paysage des agrégations du second degré.
Ainsi, ne peut-on que se réjouir du nombre d'inscrits à cette session (87), qui représente l'effectif le plus élevé jamais atteint à ce jour. Plus encore, le nombre de présents aux trois épreuves (73), soit plus de 20% de plus que lors de la dernière session, est tout à fait révélateur de l'intérêt porté à cette spécialité et, d'une manière générale, au domaine de l'économie et de la gestion.
Le Ministère de l'éducation nationale a ouvert 32 postes au concours 2008, ce qui laissait la place à une intégration significative d'impétrants.

La partie française du jury a été totalement renouvelée pour cette session mais elle est restée en phase avec les attentes des jurys antérieurs concernant les exigences d'un haut niveau scientifique et intellectuel et de qualités d'expression écrite et orale avérées.
De fait, avec 25 candidats admissibles et, finalement, seulement 13 admis, il faut bien admettre que la session 2008 n'est pas plus brillante que la session précédente. En d'autres termes, si le jury ne peut qu'encourager de plus en plus de candidats à se présenter au concours, il convient de ne pas perdre de vue qu'il s'agit d'un concours de l'agrégation, nécessitant de la part des candidats, non seulement un effort important de préparation aux différentes épreuves, écrites et orales, mais également un investissement personnel en termes de curiosité et de développement de capacités d'analyse par rapport aux phénomènes économiques, juridiques et managériaux qui affectent aujourd'hui l'économie mondiale.
Il est évident, compte tenu des résultats observés, que certains candidats n'ont absolument pas mesuré les enjeux de leur participation à ce concours.

Plus précisément, le jury a regretté que certains candidats n'aient pas eu l'idée d'actualiser leurs connaissances ou leurs lectures en s'intéressant aux apports des économistes contemporains et aux décisions prises par les États ou les institutions internationales pour répondre à la crise financière et économique émergente. Que penser de candidats qui semblent croire que la gestion comptable se limite à quelques exercices calculatoires ne nécessitant aucune réflexion quant au fond ? Que dire enfin de candidats qui enferment la mercatique dans l'univers du discours, sans chercher à tirer profit de la manière dont les entreprises, notamment marocaines, opérationnalisent ces concepts ?

Enfin, force est de constater la dégradation des compétences en matière de maîtrise de la communication écrite et orale (correction de la langue, orthographe, étendue du vocabulaire), à laquelle s'ajoute l'incapacité de certains candidats à organiser leur pensée, à poser une problématique et, finalement, à présenter une réflexion claire et structurée, qualités essentielles d'un bon enseignant.

Cette déception a fort heureusement été compensée par les scores obtenus par quelques candidats ayant réalisé d'excellentes prestations écrites et orales, témoignant ainsi d'une solide préparation au concours et de qualités personnelles incontestables.
C'est avec un réel plaisir que le jury a déclaré ces candidats admis au concours, tout en proposant aux candidats malchanceux, mais néanmoins méritants, de lire avec la plus grande attention les remarques formulées par les différentes commissions, qui figurent dans les pages qui suivent. Le jury espère également que son rapport servira de base de travail aux futurs candidats, ce qui pourrait ne pas être totalement inutile, dans la mesure où de très nombreux candidats à cette session auraient pu éviter de commettre des erreurs, signalées à maintes reprises dans les rapports précédents.











  
ÉPREUVES ÉCRITES D'ADMISSIBILITÉ


Ces épreuves se sont déroulées du mardi 10 au jeudi 12 juin 2008 à l'annexe de l'ENS de RABAT.

La surveillance des épreuves a été assurée par des cadres du Ministère de l'éducation nationale, sous la présidence de Monsieur OULHAJ.






  
ÉPREUVE ÉCRITE D'ÉCONOMIE GÉNÉRALE :


SUJET :

Comment une crise née dans un secteur particulier peut-elle affecter l'ensemble
de l'économie nationale, voire l'économie mondiale ?




RÉSULTATS D'ENSEMBLE ET COMMENTAIRES DU JURY :



Éléments statistiques

Nombre de copies corrigées
75
Moyenne des notes sur 20
5,56
Écart type
2,88
Nombre de copies ayant obtenu une note supérieure ou égale à 10/20
9
Nombre de copies ayant obtenu une note supérieure ou égale 12/20
1
Meilleure note
12/20


Observations du jury

Le sujet correspond pleinement au programme ainsi qu'aux exigences de sélection et de classement des candidats. C'est également un sujet qui les invite à disserter sur une problématique large, en mobilisant les outils de l'analyse économique et en étayant le raisonnement au moyen de références historiques et d'exemples puisés dans l'actualité.


Sur le fond :
Si la problématique ne semble ne pas poser problème en termes de compréhension, c'est plutôt l'argumentation qui fait défaut dans la majorité des cas.  
L'illustration trop présente dans ce sujet n'est q'un outil de l'argumentaire et ne peut remplacer la démarche analytique vivement sollicitée dans un travail de dissertation.


Sur la forme :
Le jury, dans l'attente d'une dissertation claire et bien rédigée, demeure frappé par le manque de rigueur à l'écrit d'une large partie des candidats.
Le jury invite les candidats à être plus attentifs quant à la présentation et la structuration de leurs copies.


Conseils aux candidats

L'épreuve d'économie générale est conçue de manière à permettre aux examinateurs de vérifier la capacité des candidats à délimiter les problèmes posés par le sujet. Il convient d'établir une définition économique, et non simplement usuelle, des termes du sujet dans l'introduction. Tous ces éléments conditionnent la problématique ainsi que le plan choisi par le candidat pour développer son argumentation. Aussi ne faut-il pas hésiter à travailler particulièrement l'introduction, qui doit cerner toutes les acceptions des termes du sujet, les relier et justifier ainsi la problématique retenue.

En conclusion, le jury conseille aux candidats :
1. de bien analyser les termes du sujet, et de ne pas hésiter à en présenter les différents aspects dans l'introduction. Celle-ci permet au correcteur de prendre la mesure de l'effort fourni par le candidat pour justifier la problématique retenue, après avoir défini les mots clés du sujet et explicité les liaisons possibles,
2. d'éviter de détourner le sujet afin de « plaquer » des connaissances sans lien avec le sujet,
3. de témoigner de leur maîtrise des concepts fondamentaux,
4. d'actualiser leurs connaissances théoriques par la lecture d'ouvrages de référence et de publications économiques récentes, et surtout de se tenir informé des décisions prises au niveau national ou international par les pouvoirs publics ou les institutions internationales en matière économique.








  
ÉPREUVE ÉCRITE D'ÉCONOMIE ET ORGANISATION DES ENTREPRISES :


SUJET : Quelle localisation pour les entreprises ?




RÉSULTATS D'ENSEMBLE ET COMMENTAIRES DU JURY :



Éléments statistiques

Nombre de copies corrigées
73
Moyenne des notes sur 20
6,53
Écart type
3,67
Nombre de copies ayant obtenu une note supérieure ou égale à 10/20
14
Nombre de copies ayant obtenu une note supérieure ou égale 12/20
6
Meilleure note
14/20


Observations du jury

Les attentes du jury n'ont pas varié depuis les précédentes sessions de ce concours.
Le jury rappelle, encore une fois, qu'il cherche à valoriser des copies présentant une problématique justifiée, un plan cohérent et démonstratif développant une argumentation logique appuyée sur des références académiques et des exemples.

S'agissant, cette année, d'un sujet qui portait sur la localisation des entreprises, il s'agissait de :
- situer le sujet dans le cadre de l'actualité tant régionale, nationale qu'internationale ;
- définir le concept de localisation dans des espaces temporel et géographique ;
- formuler une problématique et un plan appropriés, avec si possible une certaine originalité ;
- étayer l'argumentation par des références théoriques adaptées et illustrer les développements par des exemples concrets ;
- synthétiser les idées de manière à éviter les répétitions ;
- et rédiger dans un style correct, en évitant au maximum les fautes d'orthographe.

Cette année un quart des copies a répondu à de telles attentes. Pour les autres, on constate, trop souvent :
- des plans « standard » opposant localisation nationale et internationale sans autre élément structurant ;
- certaines références théoriques sans lien avec l'argumentation ;
- une insuffisance d'exemples illustratifs, voire des exemples portant principalement sur les délocalisations alors que le sujet parlait de localisation ;
- des candidats qui se perdent en longueur et en digressions au lieu d'aller à l'essentiel pour être plus convaincant.

Il n'est pas superflu de rappeler, une fois encore, que le  libellé du sujet était ouvert et invitait donc les candidats à présenter des choix en termes de problématique, de plan et de parties justifiées.

L'harmonisation des notes obtenues après une double correction a révélé une très forte disparité entre les copies :
- un premier groupe (d'environ 14 copies) fait montre d'une rédaction structurée, avec une problématique et un plan relativement satisfaisants et dont la rédaction obéit aux règles classiques de l'exercice proposé ;
- un deuxième groupe de copies présente des rédactions souvent désarticulées, ne traitant que partiellement le sujet, fréquemment sans problématique pertinente ; quelques copies sont même rédigées sans aucun plan. Par  ailleurs, plus de la moitié des copies se cantonnent à du verbiage, sans références théoriques, ni exemples pertinents tirés de la réalité. Certaines de ces copies ne comportent même pas de définition des concepts de base. Notons enfin que certaines copies sont rédigées dans un style maladroit voire incompréhensible, aggravé assez souvent par une orthographe défaillante ;
- à noter qu'une majorité de copies a fait un développement très important du concept d'entreprise, plutôt secondaire par rapport au sujet, alors que celui de localisation, central, aurait mérité une plus grande attention voire une plus grande réflexion.
- enfin, certaines copies se sont limitées à une introduction.

Cette année encore, le jury a noté, et le plus souvent regretté, que les candidats aient du mal à se détacher d'une trame générique apprise au cours de la préparation, ce qui donne trop souvent des copies assez similaires et convenues, où la recherche d'idées originales et l'élaboration d'un plan particulier sont réduits. Certains développements semblent être la copie conforme d'un exposé fait en cours de préparation.

Quelques candidats ont su développer des argumentations bien construites, bien équilibrées et bien illustrées ; parmi eux, certains, indiscutablement trop peu nombreux, peuvent même être qualifiés d'excellents et d'originaux avec une bonne mise en perspective de la problématique du sujet.

L'ensemble est d'un niveau plutôt moyen, même si l'on perçoit, généralement, du sérieux dans la préparation d'un grand nombre de candidats.







  
ÉTUDE DE CAS DE GESTION COMPTABLE ET FINANCIÈRE :
(suivant l'option choisie par le candidat)






RÉSULTATS D'ENSEMBLE ET COMMENTAIRES DU JURY :



Éléments statistiques

Nombre de copies corrigées
39
Moyenne des notes sur 20
6,14 (1)
Écart type
3,73
Nombre de copies ayant obtenu une note supérieure ou égale à 10/20
6
Nombre de copies ayant obtenu une note supérieure ou égale 12/20
2
Meilleure note
12/20

    (1) Trois copies notées zéro et une copie notée 0,25 pèsent lourdement sur la moyenne. Sans ces quatre notes la moyenne aurait été de 6, 83.




Observations du jury

Le sujet est destiné à évaluer le niveau de connaissances des candidats dans les domaines comptables et financiers et à juger leur capacité à analyser la situation d'une entreprise selon plusieurs axes.

Le sujet est construit à partir de données sur l'entreprise MANAR spécialisée dans la production de produits électroménagers, d'un rapport du programme « RAWAJ » et d'annexes élaborées pour les besoins du cas. Il comprend 4 dossiers indépendants.

Le premier dossier comprend deux parties. La première propose une étude de diagnostic stratégique et de choix d'investissements sur la base de la valeur actuelle nette.
La seconde porte sur des traitements comptables, conformes aux normes IFRS, sur les opérations d'investissement et de financement, notamment les opérations de crédit bail et de subvention d'investissement.
Plusieurs remarques peuvent êtres retenues par rapport au traitement de ce dossier :
- confusion des notions de forces/opportunités et menaces/faiblesses ;
- méconnaissance des normes comptables en vigueur ;
- assez bonne connaissance des calculs relatifs aux choix des investissements.

Le deuxième dossier a trait à la détermination du fonds de roulement normatif en avenir certain dans un premier temps et en avenir aléatoire par la suite :
- ce dossier a été le moins bien traité par l'ensemble des candidats ;
- en avenir certain, la détermination des coefficients de structure et des temps d'écoulement a posé des problèmes à la majorité des candidats ;
- en avenir incertain quasiment aucun candidat n'a traité cette partie.

Le troisième dossier porte sur une analyse prévisionnelle de l'activité de l'entreprise MANAR, par la méthode du coût variable. L'objectif  est de valider les choix en termes de produits et de canaux de distribution. Les meilleurs résultats ont été observés sur ce dossier, traité par la majorité des candidats.

Le quatrième dossier porte sur la détermination du coût cible d'un produit et la réduction des écarts entre ce dernier et le coût estimé :
- une partie importante des candidats n'a pas abordé ce dossier ;
- une autre partie des candidats ne l'a traité que partiellement ;
- les candidats ayant traité ce dossier, l'ont fait convenablement.


Remarques générales

Au niveau de la forme :
- les candidats doivent porter un soin particulier à la présentation matérielle de la copie (éviter les ratures, tirer les traits à la règle, soigner la graphie…) ;
- les candidats sont appelés à présenter chaque dossier sur une copie différente qui doit comporter une indication précise des questions traitées ;
- un effort rédactionnel est attendu par le jury qui a constaté, malgré les mises en garde du rapport 2007, de trop nombreuses fautes de langue (orthographe, style, expression…) incompatibles avec la fonction d'enseignant.

Au niveau du fond :
- la réussite au concours d'agrégation passe par une préparation approfondie de l'ensemble des points du programme ;
- les candidats doivent faire preuve de recul et de réflexion par rapport aux connaissances théoriques ;
- les réponses aux questions doivent être adaptées au contexte particulier de l'étude de cas. Les réponses générales et non adaptées au contexte n'offrent aucun intérêt.









  
ÉTUDE DE CAS DE GESTION COMMERCIALE :
(suivant l'option choisie par le candidat)






RÉSULTATS D'ENSEMBLE ET COMMENTAIRES DU JURY :


Éléments statistiques

Nombre de copies corrigées
34
Moyenne des notes sur 20
6,89
Écart type
2,94
Nombre de copies ayant obtenu une note supérieure ou égale à 10/20
5
Nombre de copies ayant obtenu une note supérieure ou égale 12/20
1
Meilleure note / 20
12,2



Observations du jury

De manière désormais traditionnelle, le sujet comporte quatre parties visant à évaluer les compétences des candidats dans les domaines qualitatifs et quantitatifs d'une part, descriptifs et normatifs d'autre part.
Le jury attend que transparaissent les concepts essentiels à travers des réponses induites par la situation proposée ainsi que des procédures méthodologiques.

Le sujet retenu, « Club Med», a été choisi de manière à illustrer les difficultés concurrentielles d'une entreprise traditionnelle et à analyser l'adaptation des choix stratégiques aux problèmes rencontrés.
Face à une problématique d'actualité, les candidats optent trop souvent pour une approche académique et esquivent les aspects opérationnels. La forme professionnelle est trop souvent absente : le candidat doit proposer des analyses adaptées qui puissent s'appréhender rapidement sous forme de tableaux et schémas synthétiques.
Les développements, enfermés dans l'univers d'un discours, plus ou moins élaboré d'ailleurs, ne sont pas pertinents. Une présentation claire, concise et différenciée des dossiers est attendue.

Par ailleurs, le jury regrette la faiblesse de la qualité de l'expression écrite chez la majorité des candidats. Il est donc indispensable de soigner son style et d'éviter les fautes de langue de tout type.


DOSSIER I -  Club Med dans le marché touristique

Le dossier 1 consiste à analyser la position concurrentielle du Club Med. Pour ce faire, il était habile d'analyser le marché, la concurrence et les tendances de consommation.
Pour effectuer cette analyse, les candidats ont souvent tendance à paraphraser la documentation fournie, sans effort de synthèse, de structuration ou de traitement de l'information.
Ainsi au niveau de la structuration des réponses, ils n'accordent que peu d'intérêt à la visualisation des réponses sous forme professionnelle (tableaux, graphes, etc.). Trop souvent l'usage de matrices n'est pas précédé d'une analyse préalable, les candidats établissant directement le tableau final dont les données ne reposent ainsi sur aucun argument fiable.

Enfin signalons que trop de candidats utilisent une méthodologie de l'analyse concurrentielle (SWOT, Porter…) de façon tout à fait artificielle c'est-à-dire sans se replacer dans le contexte du cas.
Pour ce genre de question il est impératif de prendre le temps de la lecture des annexes, de la réflexion et de l'organisation de sa pensée, puis de mobiliser les outils conceptuels afin de les adapter à la situation de l'entreprise.


DOSSIER II - Le management de la marque Club Med

Cette deuxième partie du cas porte sur l'analyse de la marque Club Med et de son management : il s'agit d'analyser les choix effectués par l'entreprise pour la gestion de sa marque et d'expliquer l'impact de ces choix.

Si un certain nombre de candidats ont su rédiger des réponses structurées et argumentées, on ne peut admettre pour un concours d'agrégation un simple catalogue descriptif et ou une méconnaissance totale des outils de mesure de l'impact d'une marque.
Le jury regrette enfin que trop peu de candidats aient su correctement faire le lien entre stratégie de marque et fidélité de la clientèle


DOSSIER III - Le système de veille concurrentielle

Très peu de candidats ont une connaissance de la méthodologie de mise en place d'un système de veille et par conséquent très peu ont su proposer une démarche créative pour l'élaboration d'un tel système adapté au Club Med. Il s'agissait donc d'avoir des connaissances fondamentales sur les enjeux et utilisations d'un système de veille concurrentielle ainsi que des processus à mettre en œuvre (surveillance de l'environnement, exploitation des informations obtenues, etc.).
Répondre à ce genre de question nécessite bien évidemment de bonnes connaissances sur les actualités des méthodologies de traitement des informations commerciales dans les entreprises.


DOSSIER IV - La tarification dans les services
    
Ce dossier vise à évaluer la maîtrise des outils quantitatifs par les candidats. Cette année, le jury a apprécié qu'une majorité de candidats ait su remplir l'annexe permettant de comparer les prix entre la méthode classique et la méthode en termes de « Yield Management ».
Mais le jury a souvent regretté l'absence des calculs justificatifs ainsi que des commentaires sur l'utilisation de ces méthodes.

Enfin, il est à noter qu'aucun candidat n'a su répondre correctement et /ou intégralement aux questions de la partie 2. Cette évaluation systématique de la maîtrise d'outils quantitatifs dans les sujets de gestion commerciale doit conduire les candidats à s'y entraîner régulièrement.








  
ÉPREUVES ORALES D'ADMISSION



Les épreuves orales se sont déroulées du lundi 23 au jeudi 26 juin 2008, dans les locaux de l'École Normale Supérieure de RABAT.





  
ÉPREUVE ORALE DE T.E.J.S. (THÈME ÉCONOMIQUE, JURIDIQUE ET SOCIAL) :







RÉSULTATS D'ENSEMBLE ET COMMENTAIRES DU JURY :



Éléments statistiques

Nombre d'exposés notés par le jury
25
Moyenne des notes obtenues
9,28
Nombre d'exposés ayant obtenu une note supérieure ou égale à 10/20
14
Nombre d'exposés ayant obtenu une note supérieure ou égale 12/20
5
Meilleure note
14



Sujets posés suite au tirage aléatoire par les candidats
- Tensions inflationnistes et politique monétaire
- Emploi et flux migratoires
-  La dette publique
- Réforme du statut de la famille : impact économique et social




Observations du jury

L'épreuve de T. E. J. S. répond à deux séries d'exigences : des exigences de fond et des exigences de forme.

En ce qui concerne le fond, le jury doit rappeler que l'exposé du candidat doit satisfaire trois objectifs :
- être pluridisciplinaire : qualité qui est vivement souhaitable, et par là même fortement appréciée ; même si certains sujets présentent une dominante (économique ou juridique), il est clair que les candidats sont jugés sur leur aptitude à intégrer le plus possible ces domaines dans leur analyse. Plus précisément encore, la dimension juridique ne doit en aucun cas être considérée comme systématiquement mineure ;
- développer une démarche à la fois théorique et concrète : l'exposé de TEJS doit être placé au « plus haut niveau possible » ; cela ne signifie pas qu'il faille se réfugier dans l'abstraction la plus complète, les sujets posés s'appuyant tous sur des débats de fond qui ont une actualité et donc une réalité ;
- s'appuyer sur des notions bien maîtrisées : l'épreuve de T. E. J. S. n'est pas une leçon faite devant une classe ; elle consiste à traiter un sujet au meilleur niveau possible ; ainsi, il convient de rappeler qu'un niveau de  maîtrise  est exigé pour se présenter au concours : les connaissances  basiques sont  insuffisantes... mais pour le moins indispensables.

Le jury constate que la problématique est rarement posée dans ses trois dimensions : économique, juridique et sociale. Le volet juridique, en particulier, est relégué au second plan sinon complètement omis.
Des insuffisances en matière de théories économiques et d'histoire des faits économiques, de droit marocain et international ont été également constatées.

L'audition de la totalité des candidats de cette session permet en fait de constituer trois groupes relativement homogènes :
- tout d'abord les candidats, très peu nombreux, dont la prestation est de qualité : ceux-ci ont su allier réflexion, culture économique et juridique, et aisance dans la prise de parole ;
- ensuite, les candidats dont l'insuffisante étendue des connaissances, le traitement trop partiel du sujet ou encore la maîtrise imparfaite des concepts de l'économie, du droit et du social, ont porté préjudice à leur évaluation ;
- enfin les candidats dont le niveau ne correspond pas aux exigences de l'agrégation.




Conseils aux candidats :

Plusieurs conseils peuvent être utilement donnés au candidat :
- le suivi de la presse nationale et internationale,
- l'ouverture sur des disciplines telles le droit marocain, le droit international, l'histoire de  la  pensée économique et les théories économiques,
- le thème, quelle que soit  sa nature, ne peut être confiné à l'analyse unique du cas marocain. Il est expressément demandé aux candidats d'éviter ce genre de délimitations.

Par ailleurs, il n'est pas inutile de rappeler que l'exposé est un exercice de communication orale. Le jury a toujours la satisfaction d'écouter des candidats qui n'hésitent pas à se détacher de leurs notes personnelles, qui s'efforcent de convaincre au lieu de se contenter d'énoncer des idées, et qui soignent leur élocution.
De trop nombreux candidats ne se sont malheureusement pas préoccupés de capter l'attention et se sont limités à une lecture monocorde de leurs notes.

Les candidats sont donc invités à mettre à profit cette épreuve pour montrer qu'ils savent faire preuve de qualités pédagogiques.



   




  
ÉPREUVE ORALE D'E.P.P.G. (ÉTUDE PRATIQUE D'UN PROBLÈME DE GESTION) :






RÉSULTATS D'ENSEMBLE ET COMMENTAIRES DU JURY :



Éléments statistiques

Nombre d'exposés notés par le jury
21
Moyenne des notes obtenues sur 20    
09,9
Nombre d'exposés ayant obtenu, la moyenne ou plus que la moyenne des notes
9
Nombre d'exposés ayant obtenu une note supérieure ou égale à 12/20
5
Nombre d'exposés ayant obtenu une note supérieure ou égale 10/20
9
Nombre d'exposés ayant obtenu une note inférieure ou égale à 08 /20
15



Sujets posés suite au tirage aléatoire par les candidats :  
    (les documents qui étaient annexés à ces sujets sont consultables dans les annales des sujets)
- L'entreprise et la gestion des risques : intérêts et spécificités au Maroc.
- L'éthique : contrainte ou opportunité ?
- La gestion de production dans les services : un renouveau du taylorisme ?
- La logistique : outil, fonction ou enjeu stratégique ?




Observations du Jury :

Les prestations sont d'une qualité fortement variable d'un candidat à un autre au cours d'une séance d'interrogations.
Les membres du jury, comme lors des sessions précédentes, ont remarqué un net effort de structuration de l'exposé sans pour autant que le plan retenu soit nécessairement pertinent : les candidats font preuve d'un conformisme extrême dans leur approche des problèmes.
Si le niveau de maîtrise des connaissances reste globalement assez bon, celui des techniques d'expression orale demeure disparate.
La majorité des candidats lit ses notes sur un ton monocorde et à un rythme peu propice à une attention soutenue de la part d'un auditoire. La plupart des exposés manquent de dynamisme et de conviction.

Certains candidats n'ont pas su tirer partie des supports fournis, ce qui les a conduits à réduire le champ d'analyse et l'importance de l'argumentaire. Les problématiques retenues dérivent parfois, lors de l'exposé, vers un développement soit trop restrictif, soit trop large par rapport à la question posée.
Sur le plan formel, le jury se félicite d'observer chez tous les candidats une bonne maîtrise du formalisme de l'exposé oral avec un réel souci de présenter une introduction consistante permettant de discuter de manière approfondie une problématique relative au thème traité. Toutefois, la plupart des présentations reste très conformiste et sans originalité.

A noter que certains exposés ont encore manqué d'illustrations. D'autres, en revanche, ont fait l'effort d'appuyer leur exposé sur des exemples concrets et probants.
Comme lors des rapports précédents, le jury rappelle encore une fois aux candidats que les exemples ne doivent pas se limiter à la seule citation du nom d'une entreprise, mais que les exemples doivent être développés, argumentés pour remplir pleinement leur rôle d'illustration.
Enfin, les candidats ont, cette année encore, présenté de manière générale des transparents assez lisibles et plutôt bien ciblés. Le jury rappelle que la projection doit se limiter au plan, à des schémas ou à une problématique exprimée de façon concise.
Le jury rappelle enfin que l'objectif de l'exposé consiste à présenter un développement argumenté sur le sujet posé en sélectionnant les éléments les plus pertinents, notamment sur le plan théorique, et en illustrant par des exemples concrets intégrés au raisonnement. Il convient d'éviter aussi bien l'exhaustivité des références académiques que le survol journalistique des faits d'actualité plus ou moins en rapport avec le sujet.







  
LEÇON EN ÉCONOMIE ET GESTION COMPTABLE ET FINANCIÈRE :
(suivant l'option choisie par le candidat)






RÉSULTATS D'ENSEMBLE ET COMMENTAIRES DU JURY  :



Éléments statistiques

Nombre d'exposés notés par le jury
12
Moyenne des notes obtenues (sur 20)
9 ,17
Nombre d'exposés ayant obtenu une note supérieure ou égale à 10/20
4
Nombre d'exposés ayant obtenu une note supérieure ou égale 12/20
3
Meilleure note
17



Sujets posés suite à un tirage aléatoire par les candidats :
- L'évaluation des entreprises.
- Les tableaux de financement : aspects financiers et stratégiques.
- Le contrôle budgétaire.




Observations du Jury :

Le traitement des thèmes proposés exigeait à la fois la maîtrise des concepts de gestion comptable et financière et la mise en œuvre d'un processus pédagogique.

Le jury observe que les candidats ont intégré les conseils des années précédentes et ont veillé à développer la partie académique de la leçon avant de présenter les aspects pédagogiques de la séquence choisie.
La partie académique de la leçon permet de contrôler le niveau de connaissances des candidats alors que la partie pédagogique permet de vérifier leur capacité à transmettre leurs connaissances aux élèves.

À l'issue de la session 2008 les observations suivantes peuvent être  formulées :
- le jury déplore une lecture excessive des notes de la part des candidats ;
- en général, les candidats ont distingué de manière nette les aspects pédagogiques des aspects académiques ;
- cependant, la dimension didactique s'est trop souvent limitée à la restitution d'un plan emprunté aux ouvrages mis à la disposition des candidats sans réelle réflexion sur les objectifs et les contenus essentiels de la leçon proposée. A défaut d'intégrer la dimension académique et la dimension didactique, il est nécessaire de corréler les éléments développés dans la première partie de la présentation avec une stratégie pédagogique dans le niveau de classe choisi par le candidat.
- si la présentation d'une fiche pédagogique a été réalisée par l'ensemble des candidats, le jury déplore une absence trop fréquente de la justification du choix de la séquence dans la leçon, la difficulté à choisir un niveau d'enseignement et ensuite à adapter la leçon au niveau retenu, l'absence d'une réelle application permettant d'illustrer la démarche pédagogique retenue.





Conseils aux futurs candidats :

§  Les candidats doivent parvenir à se détacher rapidement de leurs notes afin de proposer une véritable animation de la séquence pédagogique. Pour accéder à ce résultat, les candidats peuvent rédiger au brouillon les toutes premières phrases de l'introduction afin d'éviter les balbutiements traditionnels de début d'exposé puis se référer à des mots clefs ponctués de liens logiques et de transition obligeant le candidat à construire sur l'instant un discours vivant et tonique.

§  La dimension pédagogique doit indiquer les moyens précis envisagés pour transmettre les connaissances citées. La présentation conjointe des connaissances à transmettre, des objectifs et des moyens pédagogiques associés, semble une voie intéressante à emprunter par les candidats afin d'aider le jury à percevoir la progression didactique envisagée. Cependant, attention, cette année encore, les candidats sont tombés dans l'excès et ont négligé pour beaucoup les connaissances techniques que le jury a besoin d'évaluer. Pour exemple, le candidat, prévoyant 6 h pour le chapitre étudié ne peut prétendre exposer de façon exhaustive au jury les connaissances et moyens pédagogiques associés. Il est donc souhaitable de présenter succinctement le déroulement prévu de l'ensemble de la leçon en prenant soin d'identifier  et de justifier la partie la plus délicate à transmettre aux apprenants qui fera l'objet alors d'un exposé détaillé des connaissances et des outils pédagogiques prévus.
Dans ce dernier cas, le candidat  peut espérer obtenir une note supérieure à 10.

§  L'utilisation du rétroprojecteur est systématique par les candidats qui, au regard des années antérieures ont progressé dans son utilisation (soin dans la réalisation des transparents, maîtrise de l'appareil et bon positionnement du candidat).
Cependant, il convient de rappeler que les candidats doivent impérativement vérifier l'absence de fautes d'orthographe sur les documents projetés.

§  Le tableau reste peu utilisé sauf à la demande des membres du jury. Lorsque ce fut le cas, sa gestion n'a pas été satisfaisante faute de soin et de réflexion sur la présentation des éléments.
Ainsi, les candidats commencent par remplir le tableau de droite à gauche et ce à des niveaux différents d'écriture en recourant à des styles hétérogènes dénotant un manque de rigueur (cohabitation disgracieuse et injustifiée de  majuscules et de minuscules de taille différente).

§  La proposition d'autres vecteurs de transmission de connaissances et de savoir-faire est généralement absente, alors que le recours à l'usage du tableur informatique pour traiter de la simulation des coûts semble une évidence.







  
LEÇON EN ÉCONOMIE ET GESTION COMMERCIALE :
(suivant l'option choisie par le candidat)






RÉSULTATS D'ENSEMBLE ET COMMENTAIRES DU JURY  :



Éléments statistiques

Nombre d'exposés notés par le jury
13
Moyenne des notes obtenues sur 20    
9,8/20
Nombre de notes supérieures ou égales à 10    
10
Nombre de notes supérieures ou égales à 12    
5
Meilleure note        
16



Sujets posés suite au tirage aléatoire par les candidats :

- La gestion de la relation client.
- Le comportement du consommateur : les facteurs situationnels.
- La fidélisation de la clientèle.




Observations du Jury

Tous les candidats entendus ont su respecter les règles de l'approche de la leçon et les exposés ont tourné autour de deux axes : académique et pédagogique.
Certains  étudiants ont su présenter une démarche originale en alternant le volet académique et pédagogique et d'autres ont séparé les deux démarches. Cette dernière approche, moins originale, génère un intérêt moindre des présentations. La monotonie était dans certains cas accentuée lorsque les candidats avaient recours à une même  référence  (Mercator) sans apporter de valeur ajoutée. Il a même été constaté qu'un candidat a eu recours à des pages intégrales d'un ouvrage sans fournir l'effort de prise de notes.

Par ailleurs rappelons que la gestion du temps est un élément important dans la préparation des candidats : il est inconcevable de se plaindre auprès du jury d'un manque de temps lors de la préparation et de tenter ainsi de s'exonérer de ses lacunes.





Commentaire sur les sujets :


Sujet n°1 - La gestion de la relation client

Ce sujet nécessitait une valeur ajoutée en termes de connaissances autres que celles issues des manuels traditionnels de marketing. Il était en effet indispensable d'avoir des connaissances pratiques, des exemples d'entreprises, mettant en œuvre les techniques et procédures de la gestion de la relation client afin de pouvoir argumenter et mettre en perspective ces connaissances. Rappelons qu'une approche opérationnelle est attendue dans le traitement du sujet.
Par ailleurs une majorité des candidats a évoqué dans leur présentation des concepts ou des techniques qu'ils ne maîtrisaient manifestement pas (datawarehouse, datamining, taux d'attrition,etc.).


Sujet n°2 - Le comportement du consommateur : les facteurs situationnels

Il s'agissait, pour ce sujet, de restreindre la vaste problématique du comportement du consommateur, à l'analyse des facteurs situationnels. Ceux-ci devaient dans un premier temps être définis précisément. Puis il fallait replacer le sujet dans le cadre d'un référentiel d'examen (le BTS manageur s'y prêtait aisément) et enfin en proposer l'exploitation pédagogique.
Le jury déplore la lecture des notes écrites par  la majorité des candidats et le manque d'exemples pratiques. Certains candidats ont su présenter le processus d'achat du consommateur mais sans pour autant le lier aux facteurs situationnels.
Quelques candidats ont su faire preuve d'une véritable réflexion pédagogique et ont montré de solides connaissances sur ce thème.


Sujet n°3 - La fidélisation de la clientèle

Le sujet présentait un aspect conceptuel et pratique.
La majorité des candidats a su identifier cette double entrée en proposant un plan intégrant judicieusement le traitement académique et le traitement pédagogique.









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